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Timer pomodoro

Prêt quand tu l'es.

Quatre cycles pleins.

25:00 puis 5 min de pause

Espace pour mettre en pause

Conseil de pause

7 pomodoros aujourd'hui

L'écran reste allumé pendant la session.

Un geste révèle les contrôles · Échap pour sortir

La méthode Pomodoro en deux minutes

Si l’anneau au-dessus se remplit pendant que vous lisez, vous avez déjà réussi l’étape qui fait échouer la plupart des journées de travail : commencer. S’il attend encore, lancez vos premières 25 minutes et revenez lire pendant la pause : cette page ne bougera pas. D’ici là, deux mots sur la méthode Pomodoro : elle est plus maligne qu’un simple compte à rebours.

Fin des années 1980, Francesco Cirillo est un étudiant italien incapable de rester sur ses bouquins plus de dix minutes. Il attrape un minuteur de cuisine en forme de tomate, se met au défi de tenir concentré jusqu’à la sonnerie, et gagne. La tomate (pomodoro, en italien) donnera son nom à la méthode.

Le principe n’a pas bougé depuis : 25 minutes de concentration sur une seule tâche, 5 minutes de pause, et une pause longue tous les quatre cycles. Si ça marche, ce n’est pas grâce à une vertu du chiffre 25 : trois mécanismes très concrets font le travail.

  • Démarrer devient facile. On n’attaque pas « le dossier », on attaque 25 minutes du dossier. Le cerveau signe tout de suite.
  • Les distractions ont un rendez-vous. Le message qui vibre, l’idée qui surgit, l’onglet qui appelle : tout attendra la pause.
  • La pause est prévue. Plus besoin de la voler en scrollant : elle arrive de toute façon, avec un début et une fin.

La technique Pomodoro ne vous rend pas plus concentré. Elle rend le premier pas presque trop facile.

25/5, 52/17, 90/20 : d’où sortent ces chiffres

Chacun des trois préréglages du timer a une origine, un terrain de jeu et un piège. Et pas besoin de me croire sur parole : ils sont là-haut, un clic suffit pour sentir la différence.

Pomodoro 25/5, le point de départ

Le réglage historique de Cirillo, celui du minuteur tomate. Son terrain :

  • les journées fragmentées : mails, admin, petites tâches qu’on enchaîne
  • les corvées repoussées depuis lundi : 25 minutes restent un ticket d’entrée acceptable
  • les révisions, où les pauses fréquentes laissent la mémoire respirer

Son piège : sonner pile quand vous étiez enfin dedans.

52/17, le rythme sorti des données

En 2014, DeskTime, un outil de suivi du temps, a regardé ses 10 % d’utilisateurs les plus productifs : 52 minutes de travail, puis 17 minutes de pause en moyenne (oui, dix-sept : les données ne font pas dans le chiffre rond). Le bon tempo de la rédaction, du code, des dossiers de fond : tout ce qui demande de l’élan.

En refaisant ses calculs en 2021, DeskTime a trouvé 112/26 : le chiffre parfait a la bougeotte, même chez ceux qui l’ont inventé.

Deep work 90/20, le bloc d’immersion

Les blocs de 90 minutes s’appuient sur les rythmes ultradiens, ces vagues de vigilance d’environ 90 à 120 minutes que le corps enchaîne toute la journée. L’idée : caler la session sur la vague, au lieu de ramer contre.

C’est le format des tâches qui demandent 20 minutes rien que pour charger le problème en tête (conception, écriture longue, apprentissage d’un sujet difficile). Une à deux sessions par jour suffisent : 90 minutes ne se décrètent pas à 16h30 un jour de petite forme.

RythmeFocus / pauseIdéal pourLe piège
25/525 min / 5 minDémarrer, tâches fragmentées, révisionsHacher l’élan
52/1752 min / 17 minRédaction, code, dossiers de fondZapper la pause de 17 min
90/2090 min / 20 minImmersion, conception, matinéesViser trop grand, trop tard

Et le gagnant est : personne. Une étude de 2025 a comparé des étudiants en 25/5, en pauses prises librement et en sessions coupées quand la concentration retombe d’elle-même : ni la fatigue, ni la motivation, ni le travail abattu n’ont départagé les groupes. Le meilleur rythme, c’est celui que vous tiendrez encore dans deux semaines.

Comment choisir son rythme (sans en faire une science)

La science ne départage pas les rythmes ; vos journées, elles, savent. Pas besoin d’un test de personnalité (comparer des rythmes pendant une heure au lieu de travailler, c’est de la procrastination avec un alibi) : trois questions, dans cet ordre.

La tâche, d’abord.

  • Mails, admin, factures, rangement de fichiers : 25/5, et on enchaîne
  • Rédaction, code, préparation d’un dossier : 52/17
  • Conception, stratégie, apprentissage d’un sujet costaud : 90/20

Le moment, ensuite.

  • Le matin porte les longs blocs : c’est là que le 90/20 rend le plus
  • L’après-midi pardonne moins : redescendez d’un cran, 52/17 puis 25/5 en fin de journée

L’énergie, enfin. Nuit courte, moral dans les chaussettes ? 25/5 sans culpabiliser (l’héroïsme attendra jeudi). En pleine forme ? C’est le moment de viser long.

Personnellement, je code en 52/17 le matin et je repasse en 25/5 l’après-midi pour les mails et l’admin. L’inverse ne m’a jamais réussi.

Si aucun préréglage ne colle, le mode personnalisé règle le focus de 5 à 120 minutes (par pas de 5) et la pause de 1 à 30 minutes : de quoi se tailler un 35/7 ou un 45/10 sur mesure.

Et si c’est le principe même du bloc minuté qui coince, il y a d’autres écoles : on a comparé six méthodes de productivité, du deep work au time blocking, pour trouver celle qui colle à votre façon de travailler.

Le détail dont on est le plus content : votre rythme s’écrit tout seul dans l’adresse de la page (?rythme=52-17, ?rythme=deep, ou ?rythme=35-7 pour un réglage perso). Copiez l’adresse, gardez-la en favori ou envoyez-la à un collègue : chez lui, le timer s’ouvre déjà réglé. Pratique pour caler les pauses d’un binôme en télétravail.

Un rythme se choisit en dix secondes et se corrige le lendemain. C’est le contraire d’un engagement.

La pause fait la moitié du travail

Tout le monde retient les 25 minutes de focus ; presque personne ne prend les 5 minutes de pause au sérieux. Ce sont pourtant elles qui font tenir la journée : quelques minutes suffisent à faire redescendre la fatigue, à condition de décrocher pour de bon.

Et après une session lourde, 5 minutes ne remboursent pas la dette : voilà pourquoi le 52/17 et le 90/20 paient leurs longs focus en pauses à rallonge.

Premier réflexe à écarter : le téléphone. Après 25 ou 52 minutes assis, les yeux à 60 centimètres d’un écran, la pire pause possible reproduit exactement la même position sur un écran plus petit.

Une bonne pause se joue debout :

  • Levez-vous, même deux minutes : le geste qui soulage dos et hanches
  • Étirez la nuque, les épaules, les poignets : trente secondes défroissent une heure de clavier
  • Regardez loin, par la fenêtre si possible : vos yeux font la mise au point de près depuis une heure, offrez-leur un horizon
  • Buvez un verre d’eau, basique et oublié une fois sur deux

D’où les conseils que le timer glisse à chaque pause : un étirement, un geste pour les yeux, une raison de bouger. J’ai longtemps sauté ces coupures, trois cycles enchaînés sans me lever : ma nuque présentait la facture le soir même. Depuis que je me lève à chaque gong, elle a retiré sa plainte. Et pour aller plus loin que quatre étirements, notre guide pour bouger au bureau fait le tour de l’ergonomie active, pauses comprises.

Et à la pause longue, tous les quatre cycles, sortez carrément de la pièce : c’est elle qui décide si votre après-midi existe.

Ce qu’on a mis dans ce timer (et ce qu’on n’y mettra jamais)

On a construit ce timer parce que ceux qu’on utilisait avaient toujours un truc en trop : de la pub, un compte à créer, un design criard (souvent les trois à la fois). Celui-ci fait l’inverse. L’anneau se remplit en sauge pendant le focus, en cuivre pendant la pause ; les quatre points suivent votre boucle de cycles et le compteur totalise vos pomodoros du jour.

Pour les sessions sérieuses, le mode zen passe en plein écran : un geste révèle les contrôles, Échap vous rend la page.

Le champ intention (« Tu bosses sur quoi ? ») pose votre tâche par écrit, la barre Espace met en pause sans chercher la souris, et l’écran reste allumé tant que la session tourne : le timer ne s’endort pas avant vous. Et changer de rythme en pleine session demande confirmation, rien ne se perd par mégarde.

Côté réglages, tout est feutré : un gong de fin qui ne fait sursauter personne, un tic-tac discret pour ceux que ça aide (coupé par défaut), des notifications qui ne demandent leur permission que si vous les activez, et l’enchaînement automatique des phases pour les habitués.

Rythmes
25/5, 52/17, 90/20, personnalisé (focus 5 à 120 min)
Pauses guidées
Un conseil à chaque pause, cycles du jour comptés
Partage
Le rythme voyage dans l'URL, l'intention reste chez vous
Sons
Gong feutré, tic-tac optionnel, volume réglable
Mode zen
Plein écran épuré, un geste révèle les contrôles
Vie privée
Sans compte, sans pub, tout vit dans votre navigateur

Pas de compte, pas de pub, rien d’envoyé nulle part : ça restera comme ça.

Il ne reste qu’à remonter en haut de la page : choisissez un rythme, posez une intention, lancez le focus. Les 25 prochaines minutes (ou 52, ou 90) sont à vous.

Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose le plus souvent.

Parce que 25 minutes, c'est assez court pour démarrer sans se faire violence, et assez long pour avancer pour de bon. Le chiffre vient du minuteur de cuisine de Francesco Cirillo, pas d'une étude. Si la sonnerie vous coupe en plein élan, passez en 52/17 ou en personnalisé : le timer suit.
Un rythme repéré en 2014 par DeskTime, un outil de suivi du temps : ses utilisateurs les plus productifs travaillaient en moyenne 52 minutes, puis coupaient complètement pendant 17 minutes. L'idée : un bloc assez long pour entrer en profondeur, une pause assez longue pour vider la tête. La même étude refaite en 2021 donnait 112/26, signe que le chiffre exact compte moins que l'alternance.
En 25/5, comptez 8 à 12 pomodoros de concentration réelle sur une journée de travail, soit 3 à 5 heures de focus net : c'est déjà une excellente journée, le reste part en réunions, mails et imprévus. Le compteur du timer totalise vos cycles du jour : après une semaine, vous connaîtrez votre moyenne réelle, souvent plus basse qu'imaginé (et c'est normal).
Tout sauf changer d'écran. Levez-vous, étirez la nuque et les épaules, regardez au loin pour reposer vos yeux, buvez un verre d'eau. Cinq minutes debout rechargent mieux que cinq minutes de scroll, qui occupent le cerveau au lieu de le laisser souffler. Le timer affiche d'ailleurs un conseil à chaque pause, pour ne pas avoir à y réfléchir.
C'est LE point qui fait abandonner la plupart des gens. La règle de Cirillo : un pomodoro vraiment interrompu ne se découpe pas, on le considère comme nul et on le relance plus tard. Pour les interruptions internes (une idée, un truc à ne pas oublier), notez-les sur un papier et revenez à la tâche. Pour les externes (un collègue, un appel), répondez d'un mot et rappelez après la sonnerie. L'idée n'est pas de tout bloquer, c'est de repousser au lieu de céder sur l'instant.
C'est même un de ses meilleurs terrains, et son terrain d'origine : Cirillo l'a inventée pour ses examens. Découper les révisions en blocs de 25 minutes évite la lecture passive qui glisse sur le cerveau, et entre deux sessions, votre mémoire continue de consolider ce que vous venez de voir. Pour de la mémorisation dense, gardez le format court 25/5, quitte à allonger les pauses si la fatigue mentale monte vite.
Oui, mais pas pour la raison qu'on croit. Les études ne montrent pas qu'un rythme précis rend plus productif : comparé à des pauses prises librement, le 25/5 fait jeu égal. Sa force est ailleurs : rendre le démarrage facile et les pauses non négociables. Si vous procrastinez ou sautez vos pauses, elle change la donne ; si vous êtes déjà réglé comme une horloge, elle formalise ce que vous faites déjà.
Pomodoro veut dire « tomate » en italien. Le minuteur de cuisine que Francesco Cirillo utilisait pour ses sessions d'étude, à la fin des années 1980, avait la forme d'une tomate. La méthode a gardé le nom de l'objet : chaque session de 25 minutes est « un pomodoro », et on les compte comme ça, à la tomate près.