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Avis Boox Palma 2 : la liseuse e-ink format smartphone

Ni liseuse classique, ni smartphone : la Boox Palma 2 est un objet hybride qui déroute au premier regard. Avant de dire si elle vaut ses 300€, on va d'abord comprendre ce que c'est vraiment, et à qui ce drôle d'appareil de poche s'adresse.

Boox Palma 2 posée près d'une rose blanche, croquis au crayon affiché sur son écran e-ink noir et blanc
BOOX Palma 2 noire, vue de face et de dos, écran e-ink affichant un croquis au crayon
BOOX

Boox Palma 2

La Boox Palma 2, c'est une liseuse à encre électronique déguisée en smartphone, sous Android ouvert.

Écran E Ink Carta 1200, 6,13 pouces, 300 ppi (noir et blanc)
Système Android 13 ouvert, avec Google Play Store préinstallé
Mémoire 6 Go RAM + 128 Go (extensible via microSD)
Connectivité Wi-Fi + Bluetooth 5.1 (pas de carte SIM, pas d'appels)

La Boox Palma 2, c’est l’objet qu’on croise sur les réseaux avec une légende du genre « j’ai remplacé mon téléphone par ça », et qu’on regarde sans trop savoir ce qu’on a sous les yeux. Un smartphone bizarre ? Une liseuse qui se prend pour un mobile ? Quelque chose entre les deux ?

Notre angle, on vous le donne tout de suite : avant de dire si elle vaut ses 300€, on veut comprendre ce que c’est, vraiment. Parce que la moitié des déceptions sur cet appareil vient d’un malentendu de départ, on l’achète en croyant prendre une chose, et on en reçoit une autre.

Du coup, on fait les choses dans l’ordre : d’abord c’est quoi, ensuite pour qui, et seulement après, le verdict.

D’abord, c’est quoi au juste ?

Le plus simple, c’est de la décrire par ce qu’elle n’est pas. Les testeurs FR ont une formule qui résume tout : « un mobile dont on aurait retiré le slot SIM et remplacé l’écran par de l’e-ink » (clubic, janvier 2026). Corps de smartphone, écran de liseuse, pas de carte SIM.

C’est là toute la bascule. Une liseuse Kindle, c’est l’écosystème Amazon, point. La Palma 2, elle, ouvre la porte : vous lisez vos achats Kindle et votre bibliothèque Kobo et vos emprunts Vivlio sur le même appareil, sans bidouille. Les testeurs s’accordent là-dessus, l’accès complet au Play Store « change radicalement le potentiel » de l’objet.

Côté format, c’est un vrai téléphone : 170 g, environ la taille d’un iPhone Pro Max, 159 × 80 × 8 mm. Ça tient dans une poche de jean, ce qu’aucune liseuse 6 pouces classique ne fait vraiment avec son cadre plus large. Le dos a même une texture douce qui, d’après un test, « rappelle le papier froissé » (liseuses.net).

Son vrai usage : l’antidote au smartphone

Si on devait garder une seule raison d’acheter une Palma 2, ce serait celle-là. Et elle découle directement de l’absence de SIM.

Pas de carte SIM, ça veut dire ni appels, ni SMS, ni notifications qui clignotent toutes les trois minutes. Les retours convergent tous vers le même cas d’usage, et c’est le plus malin : un appareil pour lire et s’informer sans se faire happer. « Sans SIM, elle ne reçoit ni appels ni notifications intempestives, idéale pour déconnecter », résume un test (macarel, décembre 2025). Un autre parle carrément de « detox digital progressif » (liseuses.net). Un verdict anglophone le formule joliment : l’appareil impose le focus, sans pour autant paraître punitif ou limitant.

Concrètement, l’usage type ressemble à ça :

  • Le soir, au lit, on lit sur un écran e-ink qui ne pique pas les yeux. Plusieurs tests soulignent l’absence d’effet négatif sur le sommeil, contrairement aux écrans lumineux classiques.
  • En transport, on enchaîne roman, podcast et coup d’œil sur l’actu, sans tomber dans le scroll infini d’un téléphone.
  • À la maison, on la pose sur le bureau pour consulter ses mails ou prendre des notes, en gardant le smartphone à distance.

Le bon réflexe pour comprendre la Palma 2 : ne la voyez pas comme une liseuse améliorée, mais comme un smartphone soustrait. On lui enlève les appels, les notifications et l’écran lumineux. Ce qui reste, c’est un compagnon de lecture et d’info qui ne vous vole pas votre attention.

Et il y a de la ressource derrière. Là où une liseuse classique rame dès qu’on lui demande deux choses à la fois, la Palma 2 embarque un processeur octa-core Qualcomm et 6 Go de RAM, ce qui est rare sur de l’e-ink. Résultat, une fluidité jugée honorable pour le genre : naviguer entre les applis ne vire pas au calvaire.

Ce qu’on voit à l’écran (et pour les yeux)

Puisqu’on parle d’une liseuse, l’écran mérite qu’on s’y arrête. C’est de l’E Ink Carta 1200, 6,13 pouces, 300 ppi, en noir et blanc.

Page de roman affichée en noir et blanc sur l'écran e-ink de la Boox Palma 2, tenue en main avec un éclairage frontal chaud

Ce 300 ppi, traduit en concret, ça donne un texte aussi net que sur du papier imprimé : pas de pixels visibles, pas de fatigue à la lecture. La luminosité frontale est adaptative (un capteur ajuste tout seul selon la pièce) et la température de couleur se règle du chaud au froid, avec filtre lumière bleue. De quoi lire en plein soleil comme dans le noir sans se crever les yeux.

Pour le confort, on retrouve aussi un lecteur d’empreintes sur le bouton latéral (nouveau sur cette génération) pour déverrouiller vite, 128 Go extensibles en microSD pour une bibliothèque XXL, et une batterie de 3950 mAh.

Le double hic, en toute honnêteté

La Palma 2 traîne deux réserves qui reviennent dans tous les tests. Autant les poser franchement, parce que ce sont elles qui décident de l’achat.

Le premier, c’est l’écran étroit en portrait. C’est LE reproche numéro un. Le format vertical crée des lignes de texte très courtes, et plusieurs testeurs estiment « qu’il manquerait plusieurs centimètres de largeur pour être idéal » sur les ebooks (liseuses.net). Pour du roman, ça passe très bien, c’est même son terrain de jeu. Mais pour la BD, le manga ou le PDF, c’est trop petit et trop serré. Disons-le net : ce n’est pas une liseuse à illustré.

Le second, c’est le prix. Autour de 300€ (souvent 270€ en promo), pour un écran noir et blanc de 6 pouces, on est cher. Pour situer sans en faire un duel : une liseuse classique en noir et blanc tourne plutôt autour de 150 à 180€. La Palma 2 coûte donc nettement plus, et il faut bien comprendre pourquoi. On ne paie pas un meilleur écran de lecture pure, on paie le concept : l’ouverture Android et le format de poche.

Pour qui, concrètement ?

C’est la question qui tranche tout, et celle que les fiches techniques évitent soigneusement. Voici les trois cas de figure les plus clairs.

Sa cible idéale
Le lecteur de romans en mobilité (transport, voyage), surtout celui qui veut couper du smartphone tout en gardant la lecture, les notes et l'actu.
Sa zone de confort
Texte et romans sur un écran e-ink reposant, plusieurs applis de lecture sous Android, format de poche qui suit partout.
Sa limite
BD, mangas, PDF et grands formats (écran trop étroit), et le budget serré (un Kindle/Kobo à moitié prix suffit pour lire des romans).

En clair : si vous lisez surtout des romans, que vous bougez beaucoup et que l’idée de se désintoxiquer du téléphone vous parle, la Palma 2 est taillée pour vous. Si vous voulez de la BD, de la vidéo, une vraie ardoise de prise de notes au stylet, ou simplement la liseuse la moins chère pour avaler des romans, regardez ailleurs.

Fiable au quotidien ?

Mettre 300€ dans un objet de poche, c’est légitime de se demander combien de temps il tiendra et comment il vit au jour le jour.

Côté autonomie, les chiffres rassurent tant qu’on l’utilise comme une liseuse. Un test relève près de 14 jours en lecture légère (autour d’1h par jour, sans Wi-Fi ni Bluetooth, luminosité adaptative active). Les retours anglophones parlent eux de « plusieurs jours avant même de penser à recharger ». Mais soyons honnêtes sur la nuance : dès qu’on l’utilise comme un mini-smartphone (Wi-Fi allumé, applis actives), ça tombe plutôt à 2 à 5 jours. C’est mécanique, et c’est le prix de l’ouverture Android : vous arbitrez en fait entre polyvalence et endurance.

Pour le reste, on est sur du sérieux dans la prise en main. Les tests s’accordent sur une portabilité « exceptionnelle » et une excellente ergonomie : un appareil qu’on glisse vraiment dans n’importe quelle poche et qu’on oublie au fond du sac jusqu’au moment de lire. Le lecteur d’empreintes ajoute le confort du déverrouillage instantané, ce petit truc qui fait qu’on l’attrape sans réfléchir.

Le verdict

La Boox Palma 2 n’est pas un appareil pour tout le monde, et c’est tant mieux : elle assume un parti pris fort. Ce n’est ni une liseuse classique ni un smartphone, mais un objet hybride et malin, pensé pour lire et s’informer sans le bruit du téléphone. Ses 300€ se justifient si vous achetez le concept (Android ouvert + format de poche), pas si vous cherchez juste à lire des romans au meilleur prix. Sur ce point précis, une liseuse classique à moitié prix reste imbattable.

Elle est faite pour :

  • Les lecteurs de romans en mobilité (transport, voyage) qui veulent une liseuse vraiment au format de poche
  • Ceux qui veulent se désintoxiquer du smartphone tout en gardant lecture, notes et actu
  • Qui tient à la flexibilité Android : Kindle, Kobo, Vivlio et compagnie sur le même appareil
  • Les gros lecteurs et étudiants qui jonglent entre plusieurs applis de lecture

Elle n’est pas faite pour :

  • Les amateurs de BD, mangas, PDF et grands formats : l’écran est trop étroit en portrait
  • Qui veut de la vidéo, du design ou une vraie ardoise de prise de notes au stylet
  • Les budgets serrés qui cherchent juste à lire des romans : un Kindle ou un Kobo à moitié prix suffit
  • Qui s’attend à un vrai smartphone : pas d’appels, accessoires photo et audio dispensables

Ce qu’on aime :

  • Le format de poche assumé, 170 g qui tiennent vraiment dans un jean, rare sur de l’e-ink.
  • L’ouverture Android, qui libère la lecture de tout écosystème fermé.
  • L’antidote au smartphone, sans SIM ni notifications, idéal pour déconnecter et lire le soir.
  • Le confort des yeux, écran e-ink net à 300 ppi, luminosité adaptative, sans lumière bleue agressive.

Ce qu’on aime moins :

  • L’écran étroit en portrait, parfait pour le roman mais juste pour la BD et le PDF.
  • Le prix, élevé pour du noir et blanc 6 pouces, on paie le concept plus que la dalle.
  • Les à-côtés dispensables, haut-parleur, micros et photo rapportés, et pas de dictionnaire FR par défaut.

Au final, la Palma 2 ne triche sur rien : elle sait exactement ce qu’elle est, une liseuse e-ink de poche sous Android, et le fait très bien. Si ce concept précis répond à un vrai besoin chez vous (lire partout, couper du flux), c’est un objet attachant qu’on ne regrette pas. Sinon, mieux vaut une liseuse classique : elle lira vos romans tout aussi bien, pour moitié moins cher.

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose le plus souvent.

C'est une liseuse à encre électronique qui a la forme et la taille exactes d'un smartphone, mais sans carte SIM ni fonction téléphone. À la place de l'écran lumineux d'un mobile, vous avez une dalle e-ink noir et blanc, reposante pour les yeux. Et surtout, elle tourne sous Android 13 avec le Google Play Store : vous y installez Kindle, Kobo, Vivlio, une appli d'actu, de notes ou de podcasts. Ni une liseuse classique fermée sur un seul écosystème, ni un téléphone : un appareil de poche pensé pour lire et s'informer sans le flux d'un smartphone.
Tout dépend de ce que vous cherchez. À environ 300€ (souvent autour de 270€ en promo), c'est cher pour un écran noir et blanc de 6 pouces : une liseuse classique comme un Kindle ou un Kobo tourne plutôt autour de 150 à 180€. Mais vous ne payez pas la dalle, vous payez le concept : l'ouverture Android et le format de poche. Si la flexibilité (plusieurs applis de lecture, notes, actu) et le côté antidote au smartphone vous parlent, ça se justifie. Si vous voulez juste lire des romans à moindre coût, une liseuse classique suffit largement.
C'est sa vraie limite, et les tests sont unanimes. L'écran de 6,13 pouces est étroit en portrait : parfait pour le roman et le texte, mais juste pour la BD, le manga ou le PDF. Plusieurs testeurs notent qu'il manquerait quelques centimètres de largeur pour être idéal sur les ebooks illustrés. Si votre bibliothèque est surtout faite de bandes dessinées ou de gros formats, passez votre chemin : il vous faut un écran plus grand. La Palma 2 est une liseuse à romans, pensée pour la mobilité, pas une ardoise à illustré.
Avec sa batterie de 3950 mAh, comptez de plusieurs jours à environ deux semaines selon l'usage. En lecture légère (autour d'1h par jour, sans Wi-Fi ni Bluetooth, luminosité adaptative active), un test relève près de 14 jours. Mais dès que vous l'utilisez comme un mini-smartphone (Wi-Fi allumé, applis actives, écran souvent réveillé), elle tombe plutôt à 2 à 5 jours. C'est la rançon de l'ouverture Android : plus vous en faites un couteau suisse connecté, plus l'autonomie chute. En usage liseuse pure, elle tient très bien.
Non, et c'est totalement voulu. Pas de carte SIM, donc ni appels, ni SMS, ni notifications mobiles intempestives. Beaucoup d'acheteurs en font justement l'argument numéro un : c'est un appareil pour déconnecter, lire et s'informer sans se faire happer par le flux d'un téléphone. Si vous voulez la connexion mobile en data (sans appels vocaux pour autant) et l'écran couleur, il existe une variante Palma 2 Pro, plus chère, autour de 400€. Mais la Palma 2 standard assume pleinement son absence de SIM comme une fonctionnalité, pas un manque.
Pas vraiment, mais un minimum d'aisance aide. Comme c'est de l'Android ouvert avec le Play Store, l'installation des applis se fait comme sur un téléphone : vous cherchez Kindle ou Kobo, vous installez, vous vous connectez. Rien de sorcier. Deux détails à savoir : il n'y a pas de dictionnaire français par défaut, vous devrez en ajouter un vous-même, et le déverrouillage passe par un lecteur d'empreintes pratique sur le bouton latéral. Si vous savez installer une appli sur un smartphone, vous saurez vous servir de la Palma 2.

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