Boox Palma 2
La Boox Palma 2, c'est une liseuse à encre électronique déguisée en smartphone, sous Android ouvert.
Ni liseuse classique, ni smartphone : la Boox Palma 2 est un objet hybride qui déroute au premier regard. Avant de dire si elle vaut ses 300€, on va d'abord comprendre ce que c'est vraiment, et à qui ce drôle d'appareil de poche s'adresse.


La Boox Palma 2, c'est une liseuse à encre électronique déguisée en smartphone, sous Android ouvert.
La Boox Palma 2, c’est l’objet qu’on croise sur les réseaux avec une légende du genre « j’ai remplacé mon téléphone par ça », et qu’on regarde sans trop savoir ce qu’on a sous les yeux. Un smartphone bizarre ? Une liseuse qui se prend pour un mobile ? Quelque chose entre les deux ?
Notre angle, on vous le donne tout de suite : avant de dire si elle vaut ses 300€, on veut comprendre ce que c’est, vraiment. Parce que la moitié des déceptions sur cet appareil vient d’un malentendu de départ, on l’achète en croyant prendre une chose, et on en reçoit une autre.
Du coup, on fait les choses dans l’ordre : d’abord c’est quoi, ensuite pour qui, et seulement après, le verdict.
La liseuse de poche sous AndroidLa Boox Palma 2 a la forme exacte d'un smartphone, mais à la place de l'écran lumineux, on trouve une dalle à encre électronique en noir et blanc. Résultat : un appareil de poche pensé pour lire, écrire et s'informer sans la fatigue oculaire d'un écran classique.
Le plus simple, c’est de la décrire par ce qu’elle n’est pas. Les testeurs FR ont une formule qui résume tout : « un mobile dont on aurait retiré le slot SIM et remplacé l’écran par de l’e-ink » (clubic, janvier 2026). Corps de smartphone, écran de liseuse, pas de carte SIM.
C’est là toute la bascule. Une liseuse Kindle, c’est l’écosystème Amazon, point. La Palma 2, elle, ouvre la porte : vous lisez vos achats Kindle et votre bibliothèque Kobo et vos emprunts Vivlio sur le même appareil, sans bidouille. Les testeurs s’accordent là-dessus, l’accès complet au Play Store « change radicalement le potentiel » de l’objet.
Côté format, c’est un vrai téléphone : 170 g, environ la taille d’un iPhone Pro Max, 159 × 80 × 8 mm. Ça tient dans une poche de jean, ce qu’aucune liseuse 6 pouces classique ne fait vraiment avec son cadre plus large. Le dos a même une texture douce qui, d’après un test, « rappelle le papier froissé » (liseuses.net).
Si on devait garder une seule raison d’acheter une Palma 2, ce serait celle-là. Et elle découle directement de l’absence de SIM.
Pas de carte SIM, ça veut dire ni appels, ni SMS, ni notifications qui clignotent toutes les trois minutes. Les retours convergent tous vers le même cas d’usage, et c’est le plus malin : un appareil pour lire et s’informer sans se faire happer. « Sans SIM, elle ne reçoit ni appels ni notifications intempestives, idéale pour déconnecter », résume un test (macarel, décembre 2025). Un autre parle carrément de « detox digital progressif » (liseuses.net). Un verdict anglophone le formule joliment : l’appareil impose le focus, sans pour autant paraître punitif ou limitant.
Concrètement, l’usage type ressemble à ça :
Le bon réflexe pour comprendre la Palma 2 : ne la voyez pas comme une liseuse améliorée, mais comme un smartphone soustrait. On lui enlève les appels, les notifications et l’écran lumineux. Ce qui reste, c’est un compagnon de lecture et d’info qui ne vous vole pas votre attention.
Et il y a de la ressource derrière. Là où une liseuse classique rame dès qu’on lui demande deux choses à la fois, la Palma 2 embarque un processeur octa-core Qualcomm et 6 Go de RAM, ce qui est rare sur de l’e-ink. Résultat, une fluidité jugée honorable pour le genre : naviguer entre les applis ne vire pas au calvaire.
Puisqu’on parle d’une liseuse, l’écran mérite qu’on s’y arrête. C’est de l’E Ink Carta 1200, 6,13 pouces, 300 ppi, en noir et blanc.

Ce 300 ppi, traduit en concret, ça donne un texte aussi net que sur du papier imprimé : pas de pixels visibles, pas de fatigue à la lecture. La luminosité frontale est adaptative (un capteur ajuste tout seul selon la pièce) et la température de couleur se règle du chaud au froid, avec filtre lumière bleue. De quoi lire en plein soleil comme dans le noir sans se crever les yeux.
Pour le confort, on retrouve aussi un lecteur d’empreintes sur le bouton latéral (nouveau sur cette génération) pour déverrouiller vite, 128 Go extensibles en microSD pour une bibliothèque XXL, et une batterie de 3950 mAh.
La Palma 2 traîne deux réserves qui reviennent dans tous les tests. Autant les poser franchement, parce que ce sont elles qui décident de l’achat.
Le premier, c’est l’écran étroit en portrait. C’est LE reproche numéro un. Le format vertical crée des lignes de texte très courtes, et plusieurs testeurs estiment « qu’il manquerait plusieurs centimètres de largeur pour être idéal » sur les ebooks (liseuses.net). Pour du roman, ça passe très bien, c’est même son terrain de jeu. Mais pour la BD, le manga ou le PDF, c’est trop petit et trop serré. Disons-le net : ce n’est pas une liseuse à illustré.
Le second, c’est le prix. Autour de 300€ (souvent 270€ en promo), pour un écran noir et blanc de 6 pouces, on est cher. Pour situer sans en faire un duel : une liseuse classique en noir et blanc tourne plutôt autour de 150 à 180€. La Palma 2 coûte donc nettement plus, et il faut bien comprendre pourquoi. On ne paie pas un meilleur écran de lecture pure, on paie le concept : l’ouverture Android et le format de poche.
C’est la question qui tranche tout, et celle que les fiches techniques évitent soigneusement. Voici les trois cas de figure les plus clairs.
En clair : si vous lisez surtout des romans, que vous bougez beaucoup et que l’idée de se désintoxiquer du téléphone vous parle, la Palma 2 est taillée pour vous. Si vous voulez de la BD, de la vidéo, une vraie ardoise de prise de notes au stylet, ou simplement la liseuse la moins chère pour avaler des romans, regardez ailleurs.
Mettre 300€ dans un objet de poche, c’est légitime de se demander combien de temps il tiendra et comment il vit au jour le jour.
Côté autonomie, les chiffres rassurent tant qu’on l’utilise comme une liseuse. Un test relève près de 14 jours en lecture légère (autour d’1h par jour, sans Wi-Fi ni Bluetooth, luminosité adaptative active). Les retours anglophones parlent eux de « plusieurs jours avant même de penser à recharger ». Mais soyons honnêtes sur la nuance : dès qu’on l’utilise comme un mini-smartphone (Wi-Fi allumé, applis actives), ça tombe plutôt à 2 à 5 jours. C’est mécanique, et c’est le prix de l’ouverture Android : vous arbitrez en fait entre polyvalence et endurance.
Pour le reste, on est sur du sérieux dans la prise en main. Les tests s’accordent sur une portabilité « exceptionnelle » et une excellente ergonomie : un appareil qu’on glisse vraiment dans n’importe quelle poche et qu’on oublie au fond du sac jusqu’au moment de lire. Le lecteur d’empreintes ajoute le confort du déverrouillage instantané, ce petit truc qui fait qu’on l’attrape sans réfléchir.
La Boox Palma 2 n’est pas un appareil pour tout le monde, et c’est tant mieux : elle assume un parti pris fort. Ce n’est ni une liseuse classique ni un smartphone, mais un objet hybride et malin, pensé pour lire et s’informer sans le bruit du téléphone. Ses 300€ se justifient si vous achetez le concept (Android ouvert + format de poche), pas si vous cherchez juste à lire des romans au meilleur prix. Sur ce point précis, une liseuse classique à moitié prix reste imbattable.
Elle est faite pour :
Elle n’est pas faite pour :
Ce qu’on aime :
Ce qu’on aime moins :
Au final, la Palma 2 ne triche sur rien : elle sait exactement ce qu’elle est, une liseuse e-ink de poche sous Android, et le fait très bien. Si ce concept précis répond à un vrai besoin chez vous (lire partout, couper du flux), c’est un objet attachant qu’on ne regrette pas. Sinon, mieux vaut une liseuse classique : elle lira vos romans tout aussi bien, pour moitié moins cher.

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